La session acoustique de Mamani Keïta

Malienne d’origine, née à Bamako, Mamani Keïta développe très jeune ses talents des chanteuse. Dès 13 ans, poussée par sa grand-mère qui l’a élevée, elle intègre en tant que choriste une des formations musicales les plus prestigieuses du Mali, le Badema National. A la fin des année 80, c’est Salif Keïta (qui n’a aucun lien de parenté avec elle) qui la remarque et qui l’emmène à Paris. Elle accompagnera les plus grands : Cheick Tidiane Seck, Hank Jones, Dee Dee Bridgewater,…

Elle rencontre Marc Minelli, un musicien rock, et ensemble ils composeront et enregistreront le premier album solo de Mamani, Electro Bamako (2002), mélange de mandingue, de jazz et d’électro.
Elle revient en 2006 avec Yelema et en 2011 avec Gagner l’argent français où se mélangent parfaitement instruments traditionnels mandingues, beats plus modernes et  samples.

 

Voici un extrait de sa session acoustique dans nos studios, un joli morceau poétique et hypnotique :

Mamani Keïta – Siya (session)

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Configuration :

  • Voix : Neumann KMS104
  • Guitare acoustique : Schoeps MK4
  • N’Goni : Schoeps MK4

www.mamanikeita.com

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(Pour des histoires de droits de diffusion je ne mets pas en écoute l’intégralité de la session et le son est en qualité MP3. A la demande de l’artiste ou de sa maison de disque je supprimerai immédiatement le morceau en diffusion.)

Ben Howard en session acoustique !

Parce que le soleil revient et que bientôt nous sentirons le sable chaud sous nos fesses, aujourd’hui c’est Ben Howard qui nous en donne un avant-goût !

Ben Howard, c’est un peu le stéréotype du surfeur blond qui gratte sa guitare sur la plage pour faire craquer les filles…
Mais ce n’est pas que ça.
Ayant grandi en Angleterre entre les plaines verdoyantes et la mer, au milieu des disques de ses parents, Ben trouve son inspiration chez des artistes comme Bob Dylan, Joni Mitchell ou encore John Martyn.
Après avoir lâché ses études pour se consacrer à la musique seule, il développe des compositions à la fois aérienne et aquatique, baignées de couchés de soleil sur la baie et de réverbération. Son premier album « Every Kingdom »sort en octobre 2011 et fait un carton. Le son est rond, sans écueil, les guitares acoustiques omniprésentes, le violoncelle profond et intelligemment placé, les chœurs maitrisés. Les douces mélodies sont portées par des textes simples mais touchants :

« No man is an island, this I know
But can’t you see ?
Maybe you where the ocean, when I was just a stone »

Une musique qui se décline parfaitement en petite session acoustique, voix + guitare :

Ben Howard – Everything (session) :

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Configuration :

  • Voix : Neumann M149
  • Guitare : Schoeps CMXY 4VU

Rien de spécial à signaler sur cette prise de son ! Beaucoup de réverbe au mixage parce que sur ce type de musique ça rends bien !

Cela dit, on peut penser qu’une prise de son guitare+voix est assez simple, ce qui n’est pas toujours vrai. Rien que de trouver le bon équilibre entre la guitare et la voix n’est pas aisé. La voix doit être suffisamment portée par l’instrument, sans être masquée.
Les deux micros sont assez proches l’un de l’autre, il y a donc souvent de la repisse, surtout de la voix dans le micro guitare. Il faut donc bien les placer pour limiter ça au maximum. Par exemple, il est judicieux de placer le micro guitare légèrement au dessus de la guitare et de le pointer vers le bas, pour que la bouche du chanteur soit moins dans son axe.
Des problèmes de phase peuvent aussi apparaitre. Pour les détecter, il faut écouter seulement la voix puis rajouter ensuite la guitare. Si le son de la voix change, c’est que son contenu fréquentiel est modifié et qu’il y a des oppositions de phase. Dans ce cas, il faut bouger légèrement les micros pour y remédier.

Il est aussi possible de tenter la prise de son avec un seul micro. Le rendu sera alors plus naturel puisque l’équilibre voix/guitare sera fait par le musicien lui-même. Dans ce cas on placera le micro à une distance plus grande, qui dépendra de la qualité acoustique de la pièce. Si la pièce a une très bonne acoustique, on pourra se permettre de reculer le micro pour en profiter. Sinon il vaudra mieux rapprocher les micros pour avoir plus de son direct et moins de réverbération. Si l’on choisi ce mode d’enregistrement, il est largement préférable d’utiliser un microphone électrostatique qui aura un rendu beaucoup plus naturel.

Allez bonne écoute et @+ !

www.benhowardmusic.co.uk

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(Pour des histoires de droits de diffusion je ne met pas en écoute l’intégralité de la session et le son est en qualité MP3. A la demande de l’artiste ou de sa maison de disque je supprimerai immédiatement le morceau en diffusion.)

Les Microphones, 1ère partie : Les technologies et les caractéristiques.

Aujourd’hui nous rentrons dans le vif du sujet !
Pour un technicien du son, le microphone est un élément extrêmement important de la chaîne du son. En effet, c’est le premier élément incontournable qu’il nous faut pour enregistrer la musique ou le son en général, et pour pouvoir le rediffuser plus tard. Il est donc d’autant plus important d’avoir un bon micro et bien adapté à l’utilisation qu’on veut en faire. Car si notre micro est mauvais, ou s’il est mal utilisé, il sera très compliqué de rattraper le résultat, même avec la meilleure des consoles de mixage et les meilleurs traitements de son…

Il existe plusieurs types de micro, plusieurs technologies, plusieurs techniques utilisées afin de créer une gamme de produits pouvant répondre aux besoins spécifiques du technicien son. Nous allons les détailler dans cet article.

Avant de commencer, il faut noter qu’un micro est un transducteur. Un transducteur est un appareil qui transforme une forme d’énergie en une autre forme d’énergie. Le microphone, lui, transforme l’énergie acoustique en énergie électrique. Un haut-parleur est aussi un transducteur et fonctionne à l’inverse du microphone.

 

LES DIFFÉRENTES TECHNOLOGIES

 

  • Les microphones électrodynamiques

Ces micros, aussi appelés plus simplement micros dynamiques, ont une technologie dite passive qui ne nécessite pas d’alimentation extérieure.
Ils sont équipés d’une membrane (ou diaphragme) qui va capter les vibrations acoustiques de l’air, d’une bobine métallique et d’un aimant. La bobine métallique placée dans le champ magnétique de l’aimant, est solidaire de la membrane. La bobine vibre donc de la même manière que la membrane et créé donc des perturbations dans le champ magnétique de l’aimant permanent, qui lui est fixé au corps du micro. Selon la loi de Lenz-Faraday, toute variation d’un flux magnétique induit un courant électrique. Ici, le courant est induit aux bornes de la bobine et peut donc être récupéré.

Fonctionnement d'un micro dynamique

La qualité d’un micro dynamique dépend de paramètres comme le poids de l’équipage mobile (membrane+bobine) qui conditionne le rendu des transitoires d’attaque, la qualité de la membrane elle-même ou son rendement en terme de niveau de sortie.
Les micros dynamiques ont en générale une sensibilité relativement faible et donc un signal de sortie faible aussi. Il faudra donc un bon pré-ampli pour exploiter correctement le signal. Leur conception fait d’eux des micros robustes qui tolèrent les chocs et les hauts niveaux sonores. Ils sont pour cela très prisés en sonorisation de concert.
Il sont également très utilisés en studio d’enregistrement, notamment pour la prise de batterie et pour tout instrument dégageant une forte pression sonore.

Parmi les micros dynamiques les plus utilisés on trouve les Shure SM57 et SM58, l’ Electro-Voice RE20, Le BeyerDynamic M88 ou bien les Sennheiser MD421 et MD441.

Leur prix est relativement abordable (de quelques dizaines d’euros à quelques centaines) comparé à leurs confrères les micros électrostatiques. Par contre, leur courbe de réponse est moins linéaire et leur performance dans les fréquences aigües est généralement moins bonne. Chaque micro a sa propre réponse en fréquence ce qui est bien pratique pour le technicien du son, qui va pouvoir exploiter ces différences selon ce qu’il doit enregistrer. En résumé, le son d’un micro dynamique sera moins « naturel » et « fidèle » qu’un micro électrostatique par rapport au son réel de la source. Mais cette imprécision peut se révéler plus qu’utile lors du mixage !

 

  • Les microphones électrostatiques (ou à condensateur)

Cette technologie exploite le fonctionnement d’un condensateur. Le condensateur est un composant électronique composé de deux plaques polarisées (électrodes) se faisant face, séparées par un isolant (ici, l’air). La variation de distance entre les plaques polarisées va modifier ce qu’on appelle la capacité du condensateur. Cette variation est facilement traduisible en courant électrique.
Pour un micro à condensateur, la membrane va jouer le rôle d’une des deux électrodes, tandis que l’autre électrode sera fixe. On comprend facilement que la variation de la pression sonore à la surface de la membrane va la déplacer et va donc modifier la distance entre la membrane et l’électrode fixe. Un petit système électronique est ensuite chargé de transformer les variations de capacité en courant électrique.
Ce système électronique requiert une alimentation, souvent appelée « alimentation fantôme » (car elle transite par les mêmes conducteurs que le signal audio) et d’une valeur de 48V en tension continue. Cette alimentation sert aussi à la polarisation de la membrane.

Fonctionnement d'un micro électrostatique

Cette technologie offre des résultats plus fidèles à la réalité qu’un micro dynamique. Cela est dû en partie au fait que la partie mobile est beaucoup plus légère (il n’y a plus de bobine, seule la membrane est mobile), ce qui améliore grandement le rendu des transitoires et des fréquences aigües.
Les micros statiques offrent donc des bandes passante plus étendues et sont à peu près linéaires sur la bande de fréquences audibles (20Hz-20000Hz). Leur domaine d’application est donc plus large que pour les dynamiques. Ils ont aussi une sensibilité et un rendement bien supérieurs. On peut les utiliser autant en prise de proximité qu’en ambiance.
Par contre, leur technologie les rend beaucoup plus couteux (de quelques centaines d’euros à quelques milliers) et surtout beaucoup plus sensibles au chocs, au vent et aux fortes pressions sonores qui peut les endommager. Il est donc difficile de les utiliser en extérieur ou en sonorisation de concert.

Des dizaines de marques ont fait leurs preuves dans la production de micros électrostatiques, parmi lesquelles : Neumann, AKG, Schoeps, DPA, Blue, Coles, Audio-Technica.

 

  • Les microphones à Electret

Leur principe est le même que celui du micro à condensateur à la différence près que la membrane est fabriquée avec une polarisation permanente. Elle n’est donc plus polarisée par l’alimentation extérieure. Cela résulte en un cout de fabrication moindre et peut être une alternative entre un micro dynamique (réponse en fréquence moins étendue) et un micro statique (prix plus élevé). Le problème est que la polarisation de la membrane n’est pas réellement permanente et s’efface avec le temps. Même si la plupart des membranes gardent leur polarisation jusqu’à plusieurs années, il arrivera fatalement un moment où il faudra la changer. Cela n’empêche pas que le micro ait besoin d’une source d’alimentation pour ses composants électroniques. Cette alimentation peut être de 48V mais peut aussi être fournie par une pile (de 1,5V à 9V)
Ce type de micro est rarement utilisé dans le domaine professionnel, mais plus pour le grand public. A noter tout de même le très bon AKG C535, un micro à électret souvent utilisé pour la voix sur scène, sur les cymbales charleston ou même en exploitation radiophonique.

  • Les micros à ruban

Les micros à ruban font partie du groupe des micros dynamiques. Un ruban est placé dans le champ magnétique d’un aimant. Ce fin ruban métallique joue à la foi le rôle de membrane et de bobine. Sa vibration induit directement un courant électrique à ses bornes.

Fonctionnement d'un micro à ruban

Ce type de micro offre des aigües très doux mais souffre par contre d’un très faible niveau de sortie. Il est aussi extrêmement sensible aux chocs, au vent et aux surpressions acoustiques. Ce qui fait qu’il est de moins en moins utilisé. Il donne cependant de très bons résultats sur certains instruments comme les cordes.
La marque haut de gamme Royer en a fait sa spécialité, notamment avec les micros R-121 et R-122.

 

  • Les micros à zone de pression

A l’extrême proximité d’une surface réfléchissante, un phénomène physique fait qu’on a une surpression acoustique offrant un gain de 6dB par rapport à un micro placé dans l’air. On constate surtout un renforcement des fréquences basses ce qui rend cette technologie intéressante pour la prise de son d’instruments graves (piano, grosse caisse).
Ces micros sont donc composés d’une plaque plus ou moins grande (plus elle est grande, plus la réponse en fréquence du micro sera étendue et linéaire dans les fréquences graves) et d’un capteur, généralement électrostatique ou à électret.
De part sa discrétion il est souvent utilisé au cinéma, en télé ou au théâtre.
Les plus utilisés sont le PZM Crown ou le Shure Beta91.

 

 

LES CARACTÉRISTIQUES D’UN MICRO

 

  • Sa technologie de fabrication :
    C’est ce que nous avons vu ci-dessus.
  • Sa directivité :
    Omnidirectionnel, Cardioïde, Bidirectionnel,… Je consacrerai toute la deuxième partie de cet article aux différentes directivités et à la manière de les créer, car c’est un sujet qui mérite qu’on s’y attarde.
  • Sa courbe de réponse en fréquence :
    Il s’agit du niveau électrique théorique en dB en fonction de la fréquence. Cette courbe donne donc une idée du domaine d’application du micro en question.
    Exemples :

    Courbe de réponse BeyerDynamic M88

    On a ici trois courbes en une. Chaque courbe correspond à un distance spécifique du micro à la source (2cm, 10cm, 1m). Ces courbes sont très accidentées. C’est souvent le cas pour les micros dynamiques comme le BeyerDynamic M88.

    Courbe de réponse Neumann TLM 103

    Pour ce micro électrostatique on constate une beaucoup plus grande linéarité, surtout entre 60Hz et 4kHz. On a une « bosse de présence » dans les aigües, souvent caractéristiques des micros statiques. Cette bosse est difficilement évitable par les constructeurs mais ne présente pas d’inconvénient particulier. Au contraire cela permet de gagner en clarté sur la majorité des sources.

    Courbe de réponse DPA 4011

    Ce schéma un peu plus complexe présente les courbes de réponse du micro DPA 4011 selon l’angle d’incidence du son. En effet nous verrons dans la 2ème partie de l’article que les micros sont plus ou moins sensibles au son selon la position de la source par rapport à l’axe de la membrane.
    Ici, on remarque que quand la source est dans l’axe du microphone (0°), on a une courbe complètement linéaire entre 40Hz et 10kHz. On a ensuite une petite bosse entre 10kHz et 15kHz mais plus légère que pour le micro précédent.
    On a ici un micro très haut de gamme. Ces micros très linéaires sont souvent utilisés pour la musique classique ou les prises de son d’ambiance.

  • Sa sensibilité :
    C’est le niveau de sortie pour une pression donnée mesuré en mV/Pa. Il varie énormément selon la technologie et les caractéristiques du micro. Pour un micro dynamique la sensibilité peut aller de 1mV/Pa à 5mV/Pa, ce qui est relativement faible. Les micros statiques ont eux une sensibilité plus élevée, de l’ordre de 10mv/Pa à plus de 50mV/Pa (soit environ 10 fois plus élevé qu’un dynamique). Les micros à électret ont une sensibilité du même ordre que les statiques, tandis que les micros à ruban ont une sensibilité très faible qui dépasse rarement les 1mV/Pa.
    Les caractéristiques de la source à enregistrer déterminera le choix du micro. En effet, si on doit enregistrer une source sonore très faible, il faudra impérativement utiliser un micro ayant une sensibilité élevée, pour obtenir un meilleur rapport signal/bruit. En effet on aura moins besoin de pousser son pré-ampli et donc on ramènera moins de souffle.
  • Sa pression acoustique maximale admissible :
    Mesurée en dB SPL, c’est le niveau max avant saturation de la membrane, voire de sa dégradation. Elle dépend aussi du type de micro. Exemples :

    • Le micro électrostatique à large membrane Neumann U87 a une pression max de 117 dBSPL
    • Le micro électrostatique à petite membrane Scheops MK4 a une pression max de 132 dBSPL
    • Le micro à électret AKG C535 a une pression max de 130dBSPL.
  • La taille de sa membrane :
    Une grande membrane est plus sensible qu’une petite membrane. Il en découle qu’elle accepte des pressions maximales moins élevées.
    Les avis divergent quant à la réponse dans les graves. Certains affirment que les larges membranes descendent plus bas dans le grave et sont mieux définis. D’autres affirment que ce n’est qu’une impression produite par le fait que les larges membranes ont une moins bonne précision dans les aigües, mettant ainsi en avant les graves. Ce qu’il faut en retenir c’est que le choix de telle ou telle taille de membrane dépendra de la source à enregistrer et ne suit pas de règle particulière. Il faudra tester plusieurs possibilités et choisir celle qu’on préfèrera. (Par exemple, je sais que personnellement je préfère utiliser des petites membranes sur les guitares, ce qui leur donne un son plus clair et agréable à mon goût.)
    Les micros à petite membrane ayant eux même une taille plus réduite, ils perturbent d’autant moins le champ sonore.
  • Le niveau de bruit :
    Chaque micro a un niveau de bruit propre, indépendant du niveau de pression sonore qu’il reçoit. Ce bruit est généralement très faible et ne posera pas de problème lors d’une utilisation normale. En revanche, si on doit enregistrer des sources très faibles, il faudra faire plus attention au choix de son micro.
    Les micros statiques sont en général un peu plus bruyants que les dynamiques. Cela est dû à l’électronique qu’ils contiennent.
  • Filtrage, anti-pop et atténuateur :
    Certains micros sont équipés d’un filtre coupe-bas qui atténue les basses fréquences (en dessous de 100-150Hz). Ceci permet de réduire les bruits de manipulation ainsi que les bruits provoqués par les plosives de la voix (b et p) qui occasionnent un grand déplacement d’air qui peut saturer la membrane dans le grave. Pour réduire encore plus ces plosives on peut aussi intégrer au micro un dispositif anti-pop, souvent en mousse, qui assurera le rôle de « coupe-vent ». Cela ne s’applique qu’aux micros pour voix sur scène. En studio, l’anti-pop sera externe au micro. L’inconvénient est que ce dispositif peut atténuer légèrement les fréquences aigües.
    Les micros statiques sont également souvent équipés d’un atténuateur de niveau pouvant aller de 6dB à 20dB, ce qui peut servir lors de l’enregistrement de sources ayant un fort niveau de pression acoustique.

 

Voilà pour aujourd’hui ! Bientôt la deuxième partie où je développerai les différentes directivités de micro existantes.
N’hésitez pas si vous avez des questions ou si vous relevez des erreurs !

Le live acoustique de Speech Debelle !

Début avril, c’est une belle surprise qui a débarqué dans nos studios, tout droit de Grande-Bretagne : Speech Debelle et ses trois musiciens.

Speech Debelle est une rappeuse née à Londres en 1983. Engagée et militante elle signe sont premier album en 2009 sur le label Big Dada (« Speech Therapy »), mais c’est un échec commercial. Elle remporte pourtant quelques mois plus tard le fameux Mercury Prize.

Issue de la classe moyenne, elle s’est forgé un caractère au travers de moments difficiles. Mais la dépression, la drogue et la dégradation de ses relations familiales l’inspirent. Ajoutée à ça sa passion pour la poésie, cela lui permet de se faire, doucement mais surement, un nom sur la scène musicale.

Elle revient en février 2012 avec son deuxième album « Freedom of Speech », qui nous offre une musique rap qui puise dans la source de la pop et du folk.

 

En studio elle nous joue 4 morceaux dont celui-ci, tiré de son premier album :

Speech Debelle – Spinnin’ (session acoustique)

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Configuration :

  • Voix : Neumann KMS104
  • Choeurs : Neumann KMS 104 et Shure Beta 57 A
  • Cajon : Shure Beta91
  • Clavier : DI
  • Basse : DI Avalon U5
  • Guitare : Shure SM57

Après avoir tenté de mettre un micro électrostatique sur la guitare, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup trop de repisse à cause du cajon. Du coup, un micro électrodynamique comme le SM57 était beaucoup plus adapté. Il donne ici après équalisation un résultat plus que correct.

Le Shure Beta91 est un micro dit à effet de surface qui exploite la surpression formée par les ondes sonores à proximité immédiate d’une surface plane. Il est composé d’une plaque et d’un micro statique. L’ensemble offre une directivité hémi-cardioïde et est particulièrement adapté pour la reprise d’instruments graves comme une grosse caisse ou un piano.

 

Allez, bonne écoute, et à bientôt pour de nouvelles sessions !

www.myspace.com/speechdebellemusic

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Arthur H, la grande classe en session Live !

L’habit ne fait pas le moine.

Lorsque Arthur H, de son vrai nom Arthur Higelin, entre dans le studio, simplement accompagné de son attachée de presse, un chapeau en feutre vissé sur la tête et un épais manteau sur ses frêles épaules, il ne paie pas de mine.
Mais lorsqu’il s’installe derrière le piano électrique Yamaha CP1 qu’on a préparé pour lui, et qu’on ouvre les micros, c’est autre chose…
Arthur H, c’est le charisme, la classe américaine française, une voix grave et profonde qui te prends direct là où tu ne l’attendais pas, une voix qui plonge dans les notes noires et blanches du piano telle une coulée de lave en fusion dans une mer d’huile…

Ce jour là il vient nous parler de son dernier album « Baba Love » (sorti le 17 octobre 2011), des femmes et de l’érotisme.
Il nous joue aussi trois morceaux dont un tiré d’un autre album sorti en 2008 (« L’Homme du monde »).
Voici le résultat :

Arthur H – L’Abondance :

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Configuration :

  • Voix : Neumann M149 → Sa large membrane et son amplification à lampes sont parfaites pour reproduire les voix bien grave.
  • Piano de scène : Yamaha CP1 → Ses sorties symétriques en XLR permettent de le brancher directement en entrée de console.

Un petit delay sur le piano, une belle réverbération pour aérer le tout…what else ?

www.arthurh.net

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