Arthur H, la grande classe en session Live !

L’habit ne fait pas le moine.

Lorsque Arthur H, de son vrai nom Arthur Higelin, entre dans le studio, simplement accompagné de son attachée de presse, un chapeau en feutre vissé sur la tête et un épais manteau sur ses frêles épaules, il ne paie pas de mine.
Mais lorsqu’il s’installe derrière le piano électrique Yamaha CP1 qu’on a préparé pour lui, et qu’on ouvre les micros, c’est autre chose…
Arthur H, c’est le charisme, la classe américaine française, une voix grave et profonde qui te prends direct là où tu ne l’attendais pas, une voix qui plonge dans les notes noires et blanches du piano telle une coulée de lave en fusion dans une mer d’huile…

Ce jour là il vient nous parler de son dernier album « Baba Love » (sorti le 17 octobre 2011), des femmes et de l’érotisme.
Il nous joue aussi trois morceaux dont un tiré d’un autre album sorti en 2008 (« L’Homme du monde »).
Voici le résultat :

Arthur H – L’Abondance :

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Configuration :

  • Voix : Neumann M149 → Sa large membrane et son amplification à lampes sont parfaites pour reproduire les voix bien grave.
  • Piano de scène : Yamaha CP1 → Ses sorties symétriques en XLR permettent de le brancher directement en entrée de console.

Un petit delay sur le piano, une belle réverbération pour aérer le tout…what else ?

www.arthurh.net

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(Pour des histoires de droits de diffusion je ne met pas en écoute l’intégralité de la session et le son est en qualité MP3. A la demande de l’artiste ou de sa maison de disque je supprimerai immédiatement le morceau en diffusion.)

Liaisons symétriques et asymétriques – Adaptation d’impédance

Salut à tous !

C’est bien beau d’avoir de beaux micros, une belle console de mixage, de beaux traitements de son et de belles enceintes, mais encore faut-il les relier correctement entre eux, sous peine de se retrouver avec un son tout abimé malgré la qualité de vos appareils audio !

Notre ennemi N°1 : Les parasites
Tout conducteur électrique agit comme une antenne qui capte des ondes parasites qui détériorent notre rapport signal sur bruit.

Notre combat : Supprimer ou réduire au maximum ces parasites.

Pour cela plusieurs techniques sont utilisées :

  • Le blindage
  • Le principe de symétrisation

Le blindage

On entoure le conducteur (préalablement isolé par une gaine en plastique, ou un autre matériau isolant) d’une tresse métallique reliée à la masse (potentiel électrique 0 Volt). Cette tresse va jouer le rôle de la cage de Faraday c’est à dire qu’elle va former un écran contre les ondes parasites. Comme elle est reliée à la masse, elle sert aussi d’habitude pour le retour de courant.

Câble blindé avec plusieurs conducteurs

Ce type de protection est suffisant pour les liaisons niveau ligne (donc lorsque le signal est relativement fort) et lorsqu’elles ne dépassent pas quelques mètres (une dizaine max, plus un câble est long, plus il capte de parasites).
Pour des liaisons plus longues ou pour des liaisons micros, il faut avoir recours à la symétrisation du signal.

La symétrisation

Pour utiliser la symétrisation il faut rajouter à notre liaison un conducteur en plus.
Partant du principe que chaque conducteur capte les parasites de la même manière, on va pouvoir, en mettant les signaux des deux conducteurs en opposition de phase et en les additionnant, supprimer les parasites.
On rappelle que lorsque deux signaux identiques sont mis en opposition de phase, ils s’annulent.

Mais attention, il ne faut pas que notre signal utile soit supprimé également. Pour cela, on a deux possibilités :

  • Le signal utile est sur un seul conducteur : Dans ce cas, lorsqu’on le met en opposition de phase avec le deuxième conducteur et qu’on les additionne, le signal n’est pas affecté. Seuls les parasites disparaissent.
  • Le signal utile est doublé, on le retrouve sur les deux conducteurs : Ici il convient donc de symétriser les deux conducteurs à l’origine de la liaison (à la sortie de l’appareil source) : c’est à dire inverser la phase du deuxième conducteur.
    Ainsi, au bout de la liaison (étage d’entrée), lorsqu’on récupérera les signaux, les signaux utiles seront toujours hors phase, mais les parasites seront, eux, en phase. En utilisant dans l’appareil de réception un désymétriseur, on ré-inverse la phase du deuxième conducteur avant d’additionner, supprimant ainsi les parasites, et gardant le signal utile (qui est même doublé en amplitude.)

    Au niveau du désymétriseur on peut résumer l'opération par : S=(+Ve+b)-(-Ve+b)=+Ve+b+Ve-b= 2Ve

    Cela implique donc que l’étage d’entrée ait deux entrées : une pour le signal en phase, une pour le signal hors phase. Ceci est bien sur le cas sur tous les appareils audio pro.

En résumé, pour fonctionner en symétrique les étages de sortie des appareils audios doivent être équipés de symétriseurs, les étages d’entrées de désymétriseurs, et les câbles doivent comporter 3 conducteurs.

La connectique

Voici les connecteurs les plus utilisés en audio :

  • Les câbles XLR (eXternal Left Right) : Ils ont trois broches (point chaud, point froid, masse) pour des liaisons symétriques.

    Utilisé pour les liaisons micros et la majorité des liaisons lignes.
  • Les jacksmono ou stéréo (6.35mm).
    • Mono : 2 conducteurs : point chaud + masse → Liaison asymétrique
    • Stéréo : 3 conducteurs : point chaud + point froid + masse →Liaison symétrique.
      Les jacks stéréos sont aussi nommés jacks TRS (Tip/Ring/Sleeve)
  • Prises Cinch (RCA) : Connectique grand public, asymétrique, souvent utilisées par paires (gauche et droite).
  • Prises mini-jack (3,5mm), mono ou stéréo, plus fragile qu’un jack 6,35mm.

Chacun de ces connecteurs existe en modèle mâle (sortie) et femelle (entrée).

Résistance et adaptation d’impédance

La résistance, désigne la résistance contre le passage du courant. Tout composant ou conducteur a sa résistance propre, mais le terme « résistance » désigne aussi un composant particulier utilisé très couramment en électronique. Plus la résistance est grande, plus elle occasionne une perte de puissance et un dégagement de chaleur. Pour les liaisons communément utilisées, la résistance est très faible. Elle dépend de la longueur du câble, de son diamètre et de ses matériaux.
La résistance s’exprime en Ohms (Ω) et son symbole est R.

L’impédance est une résistance variable selon la fréquence. C’est donc une notion relative à l’utilisation de signaux électriques périodiques. Par exemple, un bobinage peut avoir une impédance de 100Ω pour une fréquence de 500Hz et une impédance de 200Ω pour une fréquence de 3000Hz. Cette particularité est exploitée pour la création de filtres, largement utilisés en audio.

Les appareils audio ont ce qu’on appelle une impédance d’entrée et une impédance de sortie. A priori, sur la bande de fréquence audible (20Hz-20kHz), l’impédance se doit d’être constante.

Pour assurer un bon fonctionnement des appareils entre eux, leurs impédances d’entrée et de sortie doivent être adaptées. Les paramètres tels que la tension, la puissance, l’intensité du courant ou la résistance sont reliés selon les formules suivantes :

P = U×I   et   U = R×I

avec
P=puissance (en Watts)
U=tension (en Volts)
I=intensité (en Ampères)
R=résistance (en Ohms)

En fait, il faut adapter les impédances pour que l’appareil récepteur (par exemple, ici, un haut-parleur) ne demande à la source (ici, un amplificateur) pas plus de courant qu’elle ne peut en fournir. Sous peine de perte de signal, d’échauffement, voire de détérioration de la source.
Par exemple, l’amplificateur a une tension de sortie fixée à U=50 Volts. Pour une impédance de charge du HP de 16Ω, l’intensité demandée à l’amplificateur sera de :
I=U/R=50/16= 3,13 A

Si l’impédance de charge est maintenant de 4Ω, on a :
I=U/R=50/4= 12,5 A

→ On demande beaucoup plus de courant à la source : l’impédance de charge du HP n’est pas bien adaptée. On voit que l’intensité du courant demandée à la source ne dépend que de l’impédance de la charge pour une tension donnée.

En règle générale, il faut que l’impédance de charge d’un appareil soit largement supérieure (au moins 10 fois supérieure) à l’impédance de sortie de la source à laquelle il est connecté.
Dans le monde de l’audio pro, les valeurs sont donc à peu près standardisées.
Les micros ont une impédance de sortie d’environ 150Ω. Les pré-amplis tournent autour de 1100Ω. Pour les liaisons ligne, l’impédance de sortie est de quelques centaines d’ohms et l’impédance de charge peut monter jusqu’à 30kΩ.

 

Voilà ! J’espère que mes explications sont assez claires !
N’hésitez pas à poser des questions et à bientôt avec de nouveaux articles !

Session acoustique d’Ewert and the two Dragons !

Salut à tous !

Ce n’est pas tous les jours qu’on croise des Estoniens… Et là pourtant, ils étaient 4 dans nos studios, fraichement débarqués de leur petit pays discret sur le bord de la mer Baltique.
Ewert and the two Dragons c’est un quatuor rock acoustique indépendant. Leur premier album « The Hills Behind The Hills » , enregistré en 3 jours seulement, sort en 2009 et s’ensuit une tournée en Estonie, en Lituanie et en Lettonie où le succès est au rendez-vous.
Après avoir signé avec le label letton I Love You Records en 2010, Ewert and the two Dragons revient avec son deuxième album en avril 2011, « Good Man Down » qui recueille des critiques élogieuses jusqu’en France.
Leur musique mélodieuse et aérée nous ramène la fraicheur des étendues enneigées du nord.

Et en acoustique, cela donne une session bien sympa ! :

Ewert and the Two Dragons – Good Man Down

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Configuration :

  • Voix lead : Neumann KMS 104
  • Choeurs : Neumann KMS 104 et Shure Beta 57A
  • Guitare 1 : Schoeps MK4
  • Guitare 2 : Schoeps MK4
  • Petit synthé vintage : AKG C414
  • Tom Basse : SM57

Petit problème rencontré lors de cette prise de son : la repisse du tom basse dans les micros guitares. Les Schoeps étant relativement sensibles, il faut faire attention s’il y a d’autres instruments à coté qui dégagent une forte énergie sonore. Il vaut parfois mieux utiliser des micros dynamiques qui sont beaucoup plus sélectifs car ils sont sensibles aux sources très proches d’eux et rejettent les sources éloignées.

Enjoy !

 

www.myspace.com/ewertandthetwodragons

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(Pour des histoires de droits de diffusion je ne met pas en écoute l’intégralité de la session et le son est en qualité MP3. A la demande de l’artiste ou de sa maison de disque je supprimerai immédiatement le morceau en diffusion.)

Notions fondamentales – 3ème partie : Décibels, Niveaux et visualiseurs de niveau.

Salut à tous ! Voici encore quelques notions importantes qui peuvent servir dans votre parcours de technicien du son !

Le Décibel

Le Décibel est un sous-multiple du Bel. Le Bel fut à l’origine inventé par les Laboratoires Bell pour indiquer l’atténuation d’un signal téléphonique. Appelé au début « unité de transmission », il fut rebaptisé « Bel » en 1923 en l’honneur du fondateur du laboratoire, Alexander Graham Bell.

Le Décibel correspond donc à un dixième de Bel. Il s’agit d’une mesure logarithmique (c’est à dire non linéaire) du niveau sonore acoustique ou du niveau électrique du signal sonore. Il existe donc plusieurs types de Décibels :

  • Les décibels acoustiques : dB SPL (Sound Pressure Level), dB A, dB B, dB C (mesures pondérées)
  • Les décibels électriques : dBu ou dBm, dBv, dB fs

L’échelle est logarithmique car notre perception des sons l’est elle-même. C’est à dire que l’oreille humaine a tendance à « compresser » le son : les niveaux très faibles sont perçus moins faibles qu’ils ne sont réellement et les niveaux très forts sont perçus moins forts qu’ils ne sont sont réellement. Ce qui nous permet d’entendre des sons très légers sans être trop assourdis par les sons forts.

Les dBu ont pour référence le 0dB, ce qui correspond à une tension de 0,775V.
On obtient le niveau électrique en dBu avec la formule :  N=20 log U/V
(avec U la tension donnée, et V la référence)

Ex : Pour une tension de 1,5V on a : N = 20 log (1,5/0,775) = 5,74 dBu

Pour les dBv, le 0dB correspond à une tension de 1V.

On considère que le 0dB SPL correspond au seuil d’audibilité de l’oreille ( à 1000Hz, sachant que la sensibilité de l’oreille varie en fonction de la fréquence), soit à une pression de 2.10-⁵ Pa.

Ci-dessous, un schéma représentant l’échelle des niveaux avec les seuils remarquables : audibilité, risque, danger et douleur.

 

Le dB FS (full scale) est apparu lors du passage au numérique. Le 0dB fs correspond à la valeur maximale que peut prendre un signal. Au delà, le signal est écrêté. Ceci est du à la quantification qui a lieu sur un nombre de bit spécifique (8,16, 24, 32 bits). On a alors un nombre de « niveaux de quantification » bien défini qu’il est impossible de dépasser. Nous y reviendrons dans un futur article sur la numérisation.

 

Les Niveaux normalisés

Afin d’assurer la compatibilité de tous les appareils audio entre eux, il est nécessaire d’instaurer une normalisation des niveaux.

  • Niveau ligne pro : Un niveau ligne est par définition le niveau sortant de tout appareil audio sauf des micros. Le niveau ligne pro moyen est de +4dBu. On utilise pour les liaisons lignes des connecteurs symétriques (jacks TRS ou XLR) . Il doit y avoir une marge d’au moins 18dB entre le niveau ligne et le niveau max avant saturation.
  • Niveau ligne grand public (ou Hi-Fi) : Il est à -10dBu sur connectique asymétrique (plus sensible au bruit de fond, cf futur article) type jacks mono ou RCA (cinch)
  • Niveau micro : Il dépend bien sur du type de micro utilisé (plus ou moins sensible) et du volume sonore de la source enregistrée. Il est en général assez faible (de quelques millivolts à 1V environ) ce qui nécessite donc l’utilisation de pré-amplis pour le gonfler en amplitude et le rendre exploitable. On utilise toujours une connectique en XLR pour les micros dans le domaine professionnel.
  • Niveau nominal : C’est le niveau à partir duquel on peut avoir une saturation. Il faut donc de manière générale essayer de travailler juste en dessous de ce niveau. Il peut être de +12dBu, +18dBu voire +24dBu selon les machines utilisées.
  • Niveau de bruit : variable selon la qualité des appareils utilisés entre -50dBu et -70dBu.

Le rapport signal sur bruit

En analogique, c’est le rapport entre le niveau moyen du signal et le bruit de fond. Il doit être le plus élevé possible.
Ex : si on travaille au niveau nominal on a S/B = 12-(-70) = +82 dBu, ce qui est correct.

Les visualiseurs de niveau

Il existe 4 moyens de contrôler les niveaux de manière visuelle : le Vu-mètre, le crête-mètre, le peak-mètre, le LU-mètre.

  • Le VU-mètre (Volume Unit): c’est un afficheur soit à aiguille, soit à LED, qui donne un niveau moyen du signal. Cet afficheur donne un niveau assez proche de la perception de volume sonore de notre oreille. Il a un temps de montée/descente d’environ 300 ms, ce qui fait qu’il ne montre pas les crêtes et les évènements très rapides, mais bien une moyenne. Le 0 VU correspond au niveau ligne pro de +4dBu.
    Il est gradué généralement de -20dB à +3dB.
  • Le crête-mètre : Doté d’un temps de monté de 10ms et d’un temps de descente de 1,5s, le crête-mètre est beaucoup plus réactif aux évènements courts, et donne donc plutôt une moyenne des crêtes du signal.
    Le 0 CM correspond à +12dBu. Et le 0 VU correspond au -8 CM.
    Le crête-mètre est généralement gradué de -50dB à +5dB ou+10dB.
  • Le peak-mètre : gradué en dBfs, il est apparu avec le numérique. En numérique, le dépassement du niveau maximal admissible se traduit par un écrêtage brutal du signal et donc par un craquement désagréable à l’oreille. Pour simplifier les choses les constructeurs ont instauré un visualiseur dont la valeur maximale avant saturation est le 0dB fs. Le 0 VU correspond au -18 FS. Selon la qualité de l’appareil utilisé, le 0FS correspond à un niveau de sortie de +22dB, +24dB, +26dB voire +28dB.
  • Le LU-metre : Le LU-mètre (Loudness Unit) est assez récent et se trouve de plus en plus en télévision et en radio. Le Loudness est une mesure subjective qui donne une valeur qui reflète l’intensité sonore perçue par l’oreille. Par rapport au Vu-mètre qu’il tend à remplacer, il intègre les notions de largeur de bande et de courbe de pondération dans ses calculs. On est donc sensé avoir une visualisation du niveau moyen très proche du ressenti réel. Le niveau moyen d’exploitation est recommandé à -23 LUfs par la norme EBU R128.

Bien sur, tous ces indicateurs ne dispensent pas d’utiliser ses oreilles, qui sont les outils de mesure les plus performants !

Dans le prochain article nous verrons les liaisons numériques et analogiques, la notion de symétrie, d’asymétrie et d’impédance.

A+ !

La session acoustique de James Vincent McMorrow

Sortez les mouchoirs !

Aujourd’hui c’est James Vincent McMorrow qui nous offre une magnifique session acoustique, tout en finesse et en profondeur.
Cet irlandais, né à Dublin, a un jour décidé de s’enfermer dans une petite maison isolée au bord de la mer pour composer et enregistrer un album. Le LP « Early in the Morning » sort en février 2010 et est totalement auto-produit. Ses fables et balades pop/folk planantes transportent vers les vertes plaines irlandaises baignées de lumière et la voix à la fois frêle et puissante de James touche au but…
James parle du premier titre de l’album, « If I Had A Boat » : « J’ai su tout de suite en composant cette chanson qu’elle allait ouvrir l’album. Elle parle de transition, de changement. C’est définitivement le thème principal, le fil rouge de l’album… »

Il nous joue, entre autre, ce morceau en acoustique. Lui et sa guitare. Silence total dans la régie pendant l’enregistrement, le temps suspend son vol :

 James Vincent McMorrow – If I Had A Boat (session)

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Configuration :

  • Voix : Neumann M149
  • Guitare : Scheops CMXY 4V

Le micro Schoeps CMXY 4V est un micro stéréophonique. C’est à dire qu’on a deux micros formant un couple. Sur ce couple il s’agit de deux micros statiques de directivité cardioïde qu’il est possible d’ orienter comme on le souhaite afin de modifier l’angle entre les deux micros. Nous verrons bientôt dans un article sur la prise de son stéréophonique, tout ce qu’il faut savoir sur l’utilisation des couples de micros.
Ici il permet de donner de la largeur et de l’ampleur au son de la guitare. Ce micro légèrement accentué dans les aigües donne des résultats d’une clarté, d’une précision et d’une finesse exceptionnelles.

A bientôt pour une nouvelle session !

 

www.jamesvmcmorrow.com

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Le Live de Slow Joe & the Ginger Accident !

Slow Joe vit en Inde, sans papier, vagabond, chantant les chansons qu’il improvise.
Un jour, il croise la route de Cédric de la Chapelle, musicien lyonnais. Tout de suite captivé par le vieil homme, Cédric l’enregistre a cappella sur son minidisc, et à peine rentré de son voyage, se met à composer les instrumentaux qui formeront pour la voix de Joe un écrin parfait. Il fonde le Ginger Accident, quartet rock/blues et enregistre plusieurs morceaux en studio. En décembre 2009, Cédric fait venir Joe en France, et avec le Ginger Accident, ils sont la révélation des Transmusicales de Rennes.
Fin 2011 sort leur premier album « Sunny Side Up » et en janvier 2012, ils sont dans nos studios, et ça donne ça :

Slow Joe & the Ginger Accident – When Are You Coming Home ?

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2 minutes et 34 secondes de bonheur !

Voilà la formation :

  • Voix Slow Joe : Neumann KMS 104
  • Chœurs : KMS 104 et Bêta 57A
  • Guitare électrique : Shure SM57 sur petit ampli
  • Orgue : DI BSS
  • Basse : DI Avalon U5
  • Tambourin : pas de micro ! Très riche en harmoniques, le son repasse par tous les autres micros, et c’est largement assez !
  • Stomp Box : DI BSS

Un mot sur la Stomp Box.
C’est une percussion en générale en bois sur laquelle le musicien va taper du pied rythmiquement et qui va produire un son se rapprochant d’une grosse caisse. Elle est pourvue soit d’un micro, soit de capteurs générant des fréquences basses. Elle permet de se créer une base rythmique très facilement en l’absence de batterie ou d’autres percussions occupant les mains. Généralement pourvue d’une sortie jack, elle se raccorde aisément à une DI.

A la prochaine pour une nouvelle session Live !

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(Pour des histoires de droits de diffusion je ne met pas en écoute l’intégralité de la session et le son est en qualité MP3. A la demande de l’artiste ou de sa maison de disque je supprimerai immédiatement le morceau en diffusion.)

Notions fondamentales – 2ème partie : Bande passante, Phase, Enveloppe, Dynamique, Courbe de réponse.

Bonjour à tous !

Dans cet article nous allons voir quelques notions indispensables avant d’aller plus loin dans les techniques d’enregistrement.

La Bande Passante

La bande passante est la bande de fréquences comprise entre deux fréquences extrêmes. Par exemple, l’oreille a une bande passante comprise entre 20Hz et 20000Hz (Plus on vieilli, plus la bande passante se réduit, surtout dans les aigus).
On parle de bande passante également pour tous les appareils audios, qui se doivent d’en avoir une au moins aussi large que celle de l’oreille humaine. Il n’est pas inutile pour un appareil d’avoir une bande passante beaucoup plus large que 20-20000Hz car cela améliorera le rendu des transitoires. On appelle transitoire d’attaque la durée d’établissement de la vibration, et elle est très importante dans notre perception et dans la restitution des sons. Nous verrons ça dans un futur article sur la numérisation des sons.

La Phase

La phase (en degrés) est relative aux signaux périodiques. Elle indique le décalage temporel de l’onde sonore par rapport à l’origine.
Ex : pour les fonctions sinusoïdales basiques sinus et cosinus :

La fonction sinus a une phase a l’origine de .

 

 

 

La fonction cosinus a une phase à l’origine de 90°.

 

 

 

 

Un cycle entier faisant 360°

La phase est un concept très important car elle peut apporter beaucoup de problèmes lors du traitement du signal sonore. Lorsque qu’on mélange deux signaux provenant de la même source mais qui ne sont pas parfaitement en phase, cela occasionne des annulations, ou du moins des pertes de niveau sur certaines fréquences (surtout dans les graves et bas-médiums).
De manière générale on aura un filtrage en peigne qui rendra le son moins riche et ample.

Ce problème peut se présenter par exemple lors de la prise de son d’une source avec deux micros, placés à des distances différentes.
Voici un exemple concret sur une caisse claire.

Micros en phase :     

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Micros hors phase :     

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On entend bien que lorsque les micros sont hors phase, le son est moins précis et sonne plus « carton ». Il est donc indispensable de faire attention à la phase au moment de la prise de son et au mixage.

L’Enveloppe du son

Lorsqu’on parle d' »enveloppe » d’un son, on s’intéresse en fait à l’évolution de son niveau (ou amplitude) dans le temps. On peut découper cette enveloppe en 4 parties :

  • L’attaque : Ce sont les premières millisecondes, la montée en niveau.
  • Le decay : C’est la rechute du niveau après l’attaque.
  • Le sustain : C’est le maintien du son.
  • Le release : C’est l’extinction finale du son.

 

Lorsqu’on utilisera un compresseur il sera important de comprendre sur quelle partie du signal on voudra travailler. (Voudra-t-on réduire l’attaque, ou au contraire laisser l’attaque telle quelle et compresser la fin du son ?)
C’est donc une notion importante à garder en tête.

La dynamique

La dynamique (mesurée en dB) d’un signal est l’écart entre son niveau le plus faible et son niveau le plus fort.
Lors du mixage, on peut traiter cette dynamique avec des outils comme le compresseur (qui réduit la dynamique) ou l’expandeur (qui augmente la dynamique).

La courbe de réponse

C’est un graphique qui donne le niveau sonore en fonction de la fréquence.
La courbe de réponse d’un appareil audio est sensée être linéaire sur toute la bande passante de l’oreille. Cette règle n’est cependant quasiment jamais respectée en ce qui concerne les microphones et les haut-parleurs. Ils ont des courbes de réponse plus ou moins accidentées. Cela fait partie de leurs caractéristiques et on en tire d’ailleurs parti car naturellement certains micros vont être plus efficaces que d’autres sur certaines sources. Cela permet d’avoir des couleurs différentes à la prise de son, et également à la restitution.

Ex : Courbe de réponse du micro SM57

On remarque une bosse de présence entre 3000 Hz et 10000 Hz, ce qui explique ses excellents résultats sur une caisse claire par exemple, lui donnant plus d’attaque et de clarté. La courbe est à peu près linéaire entre 200 Hz et 2000 Hz. En dessous de 200 Hz, le niveau chute progressivement.

Pour les enceintes, on compense le manque de linéarité des haut-parleurs en en utilisant plusieurs de caractéristiques différentes pour chaque enceinte et en les corrigeant électroniquement.

Bientôt la suite : nous nous pencherons sur les liaisons analogiques et numérique, sur les différents niveaux et la manière de les mesurer ainsi qu’à la notion d’impédance.

Ciao !

Notions fondamentales – 1ère partie : Qu’est ce que le son ?

Le son peut se définir de deux manières :

  • Premièrement c’est une vibration physique de l’air. L’air étant un milieu élastique, lorsqu’on lui applique une force, il absorbe cette force en vibrant. Cette vibration s’atténue avec le temps.
  • La seconde définition concerne l’interprétation par le cerveau des vibrations des l’air. Cette interprétation donne lieu à une sensation auditive que l’on appelle également son.

Nous allons nous intéresser ici à la première proposition.

Le mouvement vibratoire le plus simple est une sinusoïde. Elle produit un son pur.

Une sinusoïde

La sinusoïde est caractérisée par son amplitude A et sa fréquence f . La fréquence (en Hz) est déterminée par les nombre de cycles par seconde. La période T définit la durée du cycle (en secondes).
La fréquence et la période sont donc liées par la relation f=1/T
Ex : 1Hz = 1 cycle par seconde
       440Hz = 440 cycles par seconde et donne la note LA standard.
       Si une sinusoïde a pour période T = 5ms, alors f=1/0,005=200 Hz
L’amplitude du signal peut être exprimée en dB (acoustiques ou électriques) en volts ou en pression selon qu’on parle du niveau sonore acoustique ou du niveau électrique du signal.

Les sons purs n’existent pas dans la nature. Ils peuvent cependant être créés numériquement. Les sons qui nous entourent sont des sons complexes, c’est à dire des sons composés de plusieurs sons purs de fréquence et d’amplitude différentes.

Les sons produits par les instruments de musique sont des sons harmoniques. C’est à dire qu’on peut déterminer leur hauteur. Ils sont composés d’une fréquence fondamentale (qui donne la hauteur) et de plusieurs fréquences harmoniques (qui enrichissent le son et lui donne un timbre caractéristique). La différence de sonorité des instruments de musique vient des différentes harmoniques qu’ils produisent.

Exemple de son complexe, cyclique et harmonique : Une note de guitare électrique.

 

Une autre notion importante est la longueur d’onde notée λ. C’est la longueur d’un cycle et elle est définie par la vitesse de propagation de l’onde et la fréquence selon la formule : λ=c/f  avec c la vitesse (célérité) du son dans l’air (340m/s) et f la fréquence du signal.

Un mot sur la notion de bruit. Le bruit peut avoir deux définitions.
D’abord, d’un point de vue subjectif, dans le langage courant, un bruit est un son non désiré, donc perturbateur.
D’un point de vue physique, le bruit est un son composé de plusieurs signaux de fréquence et d’amplitude fixes, mais aussi de fréquence et d’amplitude variables.

Bruit Blanc

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Voilà pour la base de la base !
Dans un prochain article nous verrons les notions d’enveloppes, de bande passante, de phase et de dynamique.

A+ !